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TIC : les cybercafés résistent mal à l’internet mobile

La vulgarisation des terminaux mobiles haut de gamme, l’installation des équipements de transmission de plus en plus sophistiqués, ainsi que les coûts allégés, sont des atouts qui attirent nombres d’internautes qui jadis, étaient fidèles aux cybercafés.

Finis les jours où les clients se bousculaient à l’entrée ou à l’intérieur des cybers ; plus de marche pour aller se connecter sur internet à un lieu précis. Les internautes ont trouvé des moyens plus simples, plus rapides, et moins coûteux pour communiquer avec le monde extérieur ou pour faire des recherches. Les cybercafés peinent alors à trouver des clients.

Alors que tout le monde ou presque est détenteur d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur portable, les cybercafés sont en train de plier et en passe de rompre. Plusieurs personnes préfèrent utiliser leurs équipements pour avoir accès à internet.

« Il y a de cela dix ans, j’allais tout le temps au cyber pour me connecter. Je parcourais une certaine distance avec tous les risques, pour arriver à cet endroit, afin d’avoir accès à internet. Mais aujourd’hui, je transporte internet partout où je suis à travers mon téléphone. Je ne trouve plus la nécessité d’aller là-bas », affirme Richard Ngana, travailleur.

Pour cet ancien habitué des cybers, internet mobile a amélioré la connexion. « Le débit est de plus en rapide, on peut se connecter partout. Je ne mets plus beaucoup de temps comme au cyber pour télécharger un fichier. Je le fais en quelques secondes sur mon téléphone », ajoute-t-il.

Pour cela, il suffit d’avoir, une carte SIM d’un opérateur de téléphonie mobile, un terminal compatible et configuré, être dans une zone couverte par le réseau fourni par l’opérateur, activer un forfait internet.

Cette pratique réduit à plus de 90% les fréquentations au-cyber. Parmi ceux qui continuent d’y aller. Certains, comme l’étudiant Martial Awoulbe, ont des travaux spéciaux à réaliser : « Je viens au cyber lorsque je veux imprimer un document que j’ai reçu dans ma boîte mail, ou par what-sapp et que j’ai déjà téléchargé et visualisé à travers mon téléphone ».

D’autres assimilent le calme qui règne en ces lieux à celui d’une bibliothèque. « J’écris des livres, c’est ce qui m’amène dans ce cyber dont le calme me rappelle ma bibliothèque préférée », affirme Nkomo Ndongo, enseignant.

ADAPTATION

La rareté des internautes au cyber ralentit ce secteur d’activité. Les gestionnaires de ces structures ont de la peine à trouver l’équilibre, et c’est leurs économies qui tendent vers la chute. Mme Fomekong, promotrice d’un cyber à Ngoa-Ekelle depuis 2010, fait le constat amer : « l’activité allait bon train avant. Aujourd’hui, on observe une baisse de régime. On a de la peine à recevoir 10 clients par jour, et vous pouvez imaginer ce que cela peut avoir comme conséquence sur le chiffre d’affaires ».

Pour résister à cette épreuve, les gestionnaires ont trouvé des astuces : « Nous avons diversifié nos activités. Ici, nous avons du matériel pour le secrétariat, notamment une imprimante, un copieur, un scanneur, une machine de plastification. En plus de cela, nous vendons les produits cosmétiques et les chaussures. Nous avons même conclu un partenariat avec un opérateur pour réaliser des transferts et des retraits d’argent sur mobiles », explique-t-elle.

Ceux qui ne trouvent pas un moyen de s’adapter en multipliant les services, pensent à changer d’activités, pour pouvoir engranger des recettes. Joseph Nziougma, gestionnaire d’un cyber à Soa, abandonne son activité initiale, pour se consacrer à la maintenance des appareils électroniques. « Lorsque j’ai constaté le problème, je n’ai pas beaucoup attendu. J’ai commencé à installer dans cette salle, les outils pour mettre sur pied un atelier de dépannage. Et c’est cela qui m’occupe maintenant ».

Les facilités apportées par la modernité, affranchissent les utilisateurs de certaines contraintes, de certains risques, tandis qu’elles mettent tant d’autres en difficulté. En tous les cas, les plus habiles au changement, n’iront pas au chômage.»

SOURCE Repères n°749

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